AHAIC 2019 : Les dirigeants africains décidés d’accroître la couverture de soins de santé universels à la femme africaine

by Amref Health Africa

Kigali, 8 mars 2019 : La maire de la ville de Kigali, l’hon. Marie-Chantal Rwakazina a appelé les gouvernements africains à donner un accent particulier à la priorité de soins de santé aux femmes dans les planifications nationales africaines. Elle a fait cette déclaration au cours de la cérémonie de clôture de AHAIC (Africa Health Agenda International Conference 2019) Conférence internationale sur le Programme de santé pour l’Afrique, qui s’est tenue dans le Kigali Convention Center, au Rwanda du 4 au 8 mars 2019.

« L’inégalité des sexes empêche les femmes et les filles d’avoir un accès indispensable aux services de santé. Lorsque nous avons mis au point le cadre de la Couverture Universelle de Santé (CSU) du Rwanda, nous étions soucieux de créer des politiques sexospécifiques qui éliminent les obstacles au droit des femmes aux soins de santé », a déclaré l’hon. Rwakazina.

La séance plénière de clôture a également été marquée par le lancement officiel de la plateforme régionale Women in Global Health pour l’Afrique, une plate-forme visant à intégrer l’égalité des sexes dans le leadership mondial en matière de santé.

La conférence s’est achevée avec la publication d’un communiqué officiel, fournissant un projet pour la réalisation de la CSU en Afrique. Dans cette déclaration, les dirigeants africains de la santé ont appelé à une augmentation du financement national et à une plus grande priorité politique pour des solutions rentables et fondées sur des preuves qui élargiraient l’accès à des services de santé de qualité et réaliseraient les objectifs de développement durable d’ici 2030. Onze parlementaires du Ghana et du Kenya Le Rwanda, le Sénégal, la Tanzanie et la Zambie ont également lancé le “communiqué de la CSU de Kigali”, dans lequel ils s’engagent à renforcer les systèmes de santé, à lutter contre les inégalités en matière de santé, à soutenir la santé de la communauté et à assurer un accès universel à la vaccination afin de faire progresser la CSU dans leurs pays.

« Nous sommes ravis de la participation diverse de dirigeants issus de tous les secteurs et sommes reconnaissants de leurs contributions à l’amélioration des soins de santé en Afrique. Le communiqué de la conférence, publié aujourd’hui, appelle à un engagement politique accru en faveur du financement de la CSU, d’un investissement dans les futurs personnels de santé en Afrique et de mécanismes de responsabilisation et d’inclusion permettant aux gens de faire entendre leur voix », a déclaré le Dr Githinji Gitahi, PDG du groupe Amref Health Africa.

La conférence de trois jours était organisée conjointement par le Ministère de la santé rwandais et Amref Health Africa, afin d’examiner les progrès accomplis en matière de CSU en Afrique et d’accélérer la recherche de solutions locales permettant de relever certains des plus grands problèmes de santé du continent. La conférence a réuni plus de 1 500 participants, dont des ministres de la santé, des représentants du secteur privé et de la société civile, des représentants d’organisations multilatérales, des médias et des voix vitales de 49 pays.

Le premier jour de la conférence, le président Paul Kagame a reçu le prix du « champion présidentiel de la CSU » pour son leadership politique implacable et sa responsabilité de promouvoir la CSU au Rwanda et de servir d’exemple à la région. Au cours des dernières années, le Rwanda a considérablement renforcé son intérêt pour les soins de santé et est parvenu à placer 90% de sa population sous le régime d’assurance communautaire populaire. « Merci Amref Health Africa pour cette reconnaissance, en mon nom et au nom du peuple rwandais. Nous devons ces progrès à des partenaires comme vous qui se sont associés à nous dans le but de mener une vie digne et saine pour tous les Rwandais », a déclaré le Président Kagame.

Les ministres de la Santé du Rwanda, d’Éthiopie, du Kenya et d’Uganda ont également fait leurs communications sur les progrès réalisés dans leurs pays en matière de CSU lors de la réunion. Ils ont réaffirmé leur engagement à parvenir à la CSU d’ici 2030, conformément aux objectifs de développement durable.

« Je suis reconnaissant à mes homologues et aux dirigeants politiques d’autres pays qui ont participé à cette conférence très importante. L’Afrique se trouve à un tournant décisif sur la voie de la couverture sanitaire universelle – il est essentiel de considérer le renforcement du système de santé, l’extension de la couverture sanitaire et l’amélioration de la qualité des soins non pas comme un coût pour nos nations, mais comme un investissement pour l’avenir”, a dit l’hon. Dr Diane Gashumba, ministre de la Santé du Rwanda.

GlaxoSmithKline (GSK), un sponsor de la conférence, a réuni des dirigeants gouvernementaux, des ONG et du secteur privé, pour discuter du rôle des agents de santé communautaires dans la réalisation de la CSU. Au cours des six dernières années, GSK a réinvesti 20% de ses bénéfices générés dans les pays les moins avancés. Cela a permis de soutenir la formation de 40 000 agents de santé et d’atteindre 11 millions de personnes dans 35 pays grâce à un meilleur accès aux soins de santé.

La conférence comprenait des ateliers interactifs sur des sujets importants tels que le financement de services de santé de qualité, l’accès aux services de santé dans les pays et régions touchés par le conflit et la place centrale des soins de santé primaires dans l’agenda de la CHU.

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